ce que révèle le nouveau rapport de branche
Le portage salarial continue sur sa lancée. Le tout dernier Rapport de branche du portage salarial 2026, publié par La Faabrick Cherdet à partir des données Insee et d’un questionnaire adressé aux entreprises de portage salarial, dresse un état des lieux complet du secteur : croissance des entreprises, profil des salariés portés, rémunération, dialogue social et grandes tendances pour 2026. On te propose un tour d’horizon des chiffres et des enseignements à retenir, que tu sois déjà salarié porté ou que tu hésites encore à te lancer.
Le portage salarial n’a connu que des années de croissance depuis 2015 :
Fait notable : c’est en 2020, en pleine crise sanitaire, que le nombre d’EPS a le plus progressé (+20 %), alors même que le nombre de salariés portés reculait. Le secteur a donc continué d’attirer des entrepreneurs même quand l’activité ralentissait.
Le portage salarial s’est rajeuni et s’est structuré autour de contrats plus stables :
Le rapport souligne aussi une forte volatilité des parcours : 62 % des salariés portés ont moins de deux ans d’ancienneté au sein de leur société de portage.
En 2023, la rémunération brute annuelle moyenne d’un salarié porté atteint 30 663 €, en hausse de 12 % sur un an, portée à la fois par davantage d’heures facturées et par une rémunération horaire en hausse (40,5 € en moyenne, +6 %).
Le rapport pointe toutefois des écarts marqués entre hommes et femmes :
Autre enseignement territorial : si 56 % des salariés portés résident hors Île-de-France, la région capte à elle seule 52 % de la masse salariale du secteur, avec une rémunération annuelle moyenne de 36 419 € contre 26 100 € dans le reste de la France.
Les sociétés de portage salarial ne se contentent plus de la seule gestion administrative. D’après le questionnaire mené auprès de 48 EPS (couvrant 124 entreprises et 13 273 salariés portés), l’accompagnement personnalisé (96 %), le recouvrement des factures (77 %), les applications digitales de gestion (75 %) ou encore la mise en réseau (54 %) font désormais partie du socle de services proposé. 58 % des société de portage ont mis en place au moins un dispositif d’épargne salariale, un chiffre qui couvre en réalité 90 % des salariés portés grâce au poids des grandes structures.
Interrogées sur les sujets qu’elles souhaitent voir traités par les partenaires sociaux, les EPS mettent en avant trois grandes priorités :
sur les frais professionnels et les avantages salariés.
et les pratiques low-cost qui fragilisent le cadre légal du secteur.
face à la multiplication des défaillances de clients ou d’intermédiaires.
Sur les perspectives, l’optimisme reste mesuré : 48 % des EPS anticipent une année 2026 favorable, mais la moitié table plutôt sur une activité stable, voire en léger repli, dans un contexte où 67 % des entreprises ont observé un allongement des périodes d’intermission en 2025.
Autre tendance à suivre : 65 % des EPS ont déjà été sollicitées par des salariés portés pour se former aux outils d’IA**, signe que ces technologies s’installent durablement dans les pratiques des consultants indépendants.
Le portage salarial confirme en 2026 sa maturité : un secteur plus jeune, plus souvent en CDI, mieux accompagné par ses EPS, mais qui doit encore progresser sur l’égalité salariale et composer avec un contexte économique plus incertain. Ces données confirment ce que beaucoup de consultants et d’experts constatent sur le terrain : le portage salarial reste une solution solide pour sécuriser une activité indépendante, à condition de bien choisir son entreprise de portage et les services qui l’accompagnent.
Source : Rapport de branche du portage salarial , la Faabrick Cherdet, à partir des données INSEE et d’un questionnaire envoyé aux sociétés de portage salarial
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